(Texte 1601)
*NDLR "Et des Chambres de métiers et de l'artisanat"
LA LETTRE infos28paris tente d'y voir plus clair en quelques dizaines de lignes en reliant les interrogations "normales" d'hier et celles d'aujourd'hui, plus inquiétantes.
Les textes ci-dessous ont été datés par commodité, d'avant février à avril 2011. CD.
Autour de l'élection du 22 février 2011
Dans son discours de candidature
le 22/02, le futur Président de l'ACFCI, André MARCON, évoque les débats de "ces trois dernières semaines (...) où nous avons débattu du rôle de l'ACFCI et de l'avenir de notre réseau", rappelant notamment que "s'il y a eu un "avant réforme", il y aura un "après réforme".
André MARCON précise aussi qu'il "est un homme de consensus, pas le consensus mou mais celui indispensable à la réussite de l'objectif".
(...) En me portant candidat à la présidence de l'ACFCI, j'ai un objectif : rendre les CCI incontournables".
Comme on le verra au fil des premiers mois d'exercice de la présidence de l'ACFCI, cette "incontournabilité" se heurte à des faits qui la rendent plus théorique qu'effective.
L'aveu en est fait par avance quand André MARCON annonce la couleur : "Les pouvoirs publics ou les collectivités locales ont trop tendance à nous contourner, à faire sans nous".
Constat sévère (d'avant élection) pour l'institution, qui montre le chemin à parcourir, faute d'animation adaptée à l'échelon territorial (ex local) et au niveau régional (l'échelon devenu polyvalent).
André MARCON voit loin par avance quant au rôle de l'institution qu'il s'apprête à présider et à laquelle il confie la mission nationale de gagner la "bataille de l'utilité".
Il propose d'agir avec méthode et pragmatisme en s'appuyant sur trois axes :
-Le premier axe, c'est de dynamiser la communication et les actions de lobbying de l'ACFCI. Une autre façon de faire savoir.
-Le deuxième axe de travail, c'est de faire de l'ACFCI le coeur du réseau. C'est une autre façon d'irriguer notre maison.
-Le troisième axe, c'est d'instaurer une gouvernance collective en pariant sur votre disponibilité et votre engagement. C'est une autre façon de partager.
Avoir de fortes ambitions pour son réseau lors des élections ne constitue par une fin en soi, ce qui ressort des commentaires et des chiffres de Dominique MALÉCOT publiés dans Les Échos du 21/12/2010, après les élections 2010 :
-aux CMA (du 29 septembre au 13 octobre)
-aux CCI (du 25 novembre au 8 décembre).
"Les patrons ont boudé les élections des Chambres de commerce et de métiers.
Les résultats des élections dans les réseaux consulaires
affichent une nette baisse du taux de participation, qui passe sous la barre des 20 %. Un risque, au-delà des explications techniques ou sociologiques, pour leur légitimité".
LA PARTICIPATION
AUX ÉLECTIONS (2010) DES RÉSEAUX
CONSULAIRES |
| |
TAUX EN % |
CHAMBRE DE MÉTIERS
ET D'ARTISANAT |
|
| 2010 |
18,2 % |
| 2005 |
23,6 % |
| 1999 |
24,3 % |
| |
|
| CCI |
|
| 2010 |
17,0 % |
| 2004 |
26,0 % |
| 2000 |
19,0 % |
[Source CCI-APCMA Les Échos, 21/12/2010] |
22 février 2011. Le CP de l'ACFCI à l'issue de son AG constitutive
Une relecture même partielle du programme d'André MARCON, scandé avec force, qui l'a amené pour l'ACFCI à l'élection de maréchal que l'on sait, ne laisse aucun doute sur la détermination de la nouvelle équipe de l'avenue de la Grande Armée à mettre en oeuvre son programme, rien que son programme, tout son programme...
Ce qui ne semble pas aussi simple qu'il y parait et prête à incompréhensions.
"L'Assemblée des Chambres françaises de commerce et d'industrie, réunie mardi 22 février à Paris en assemblée générale constitutive, a élu André MARCON à la présidence de l'ACFCI, à une très large majorité (131 voix sur 151 suffrages exprimés).
Cette élection intervient après l'élection par les chefs d'entreprise en décembre 2010 de leurs représentants dans les CCI territoriales et régionales.
Âgé de 60 ans, chef d'entreprise dans le secteur du tourisme, André MARCON était jusque-là Président de la CCI de région Auvergne dont il est originaire et premier vice-Président de l'ACFCI.
"Il y a eu un avant-réforme. Il y aura un après-réforme", a déclaré André MARCON, dans son intervention devant l'ensemble des Présidents des CCIT et des CCIR.
Dans ce nouveau contexte de rupture, le nouveau Président de l'ACFCI a fixé un objectif prioritaire : "Rendre les CCI incontournables dans le paysage institutionnel et économique français".
Il a ensuite précisé qu'il assignait trois axes à l'ACFCI pour concourir à cet objectif :
-dynamiser la communication et les actions de lobbying de l'ACFCI afin d'être mieux identifiés et reconnus,
-faire de l'ACFCI le coeur du réseau des CCI se nourrissant des bonnes initiatives du terrain et les diffusant pour le bénéfice de tous,
-instaurer une gouvernance collective, autour d'une équipe représentative des différentes sensibilités du réseau, travaillant de façon collégiale avec une bonne identification des responsabilités".
Avril 2011. Ci-après, reproduction de la couverture de CI Commerce International n° 73, et extraits de l'interview d'André MARCON (en ligne le 13/04/11)

"Je ne doute pas qu'on réussisse" : c'est par un entretien avec André MARCON, Président de l'ACFCI, que s'ouvre le dossier de CI Commerce International sur la nouvelle donne des CCI en France :
"Depuis le 1er janvier dernier et jusqu'au 1er janvier 2013 [NDLR 1], leurs ressources vont être mutualisées à l'échelon régional au sein des nouvelles CCIR. Les élus, eux aussi, ont changé, puisqu'on dénombre 40% de nouveaux visages parmi les Présidents issus des élections consulaires de la fin 2010".
"Si les Chambres sont inutiles, il faut les supprimer"
André MARCON insiste sur le "collectif" [NDLR 2] : "Si, hier, nous pouvions trouver de la pertinence à chaque CCI individuellement, demain, nous ne pourrons trouver cette pertinence que si la CCI joue collectif".
"L'important demeure toutefois de réussir collectivement en imaginant dès aujourd'hui ce que chaque CCI territoriale (CCIT) souhaite faire de sa Chambre de commerce de région (CCIR), de lui donner un objectif, une stratégie, une perspective". "La force du réseau réside encore une fois dans le jeu "collectif".
Et de revenir sur un vieux serpent de mer : le logo des CCI et l'absence actuellement d'une identité graphique commune aux CCI : "Si nous communiquions avec un logo unique [NDLR 3], alors nous pèserions encore davantage à tous les niveaux de nos missions".
Ensuite (et dans la continuité de ce dernier point), il souhaite rendre les CCI incontournables : "Nous devons faire en sorte d'être de moins en moins incontournables et que, petit à petit, sur chaque sujet, on reconnaisse notre expertise afin que l'on fasse appel à nous spontanément". Cela concerne particulièrement l'international ou encore l'aménagement du territoire.
Puis il explique la gouvernance mise en place à l'ACFCI et présente ses 3 premiers vice-Présidents (issus des CCI de Marseille, Paris, et des Deux-Sèvres).
Enfin, l'entretien se termine sur deux problématiques.
D'une part, la faible participation aux élections : "Quand quelque chose fonctionne plutôt bien, on ne se préoccupe pas de vouloir le changer. Dans un cadre général, on peut sûrement penser que les CCI sont dans cette problématique. Pour en sortir, il faut donner la conviction aux chefs d'entreprise qu'ils font partie d'une famille et qu'ils doivent se montrer très solidaires de cette famille, parce que sa qualité en dépend".
D'autre part, la situation en Espagne (suppression des ressources fiscales des Chambres) qui fait dire à André MARCON : "Si les Chambres sont inutiles, il faut les supprimer. Moi, je demeure intimement persuadé que les Chambres sont indispensables à la vie économique de notre pays".
NDLR 1 : De quelles "ressources" et de quelles mutualisations peut-il bien être question à l'échéance du 01/01/2013 ?
NDLR 2 : Par quel miracle, peut-on passer sans autre forme de procès, de la notion séculaire de la proximité prônée depuis des générations, à celle de la pertinence du collectif ?
NDLR 3 -
La notion de logo unique est-elle à l'échelle du passage du territorial (ex local) au tout régional ? A SUIVRE. CD.
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LA LETTRE infos28paris n° 79 - 15/04/2011
(Texte 1601)
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